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Creative Inspiration Créative 7

Updated: Apr 18

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Montrez au lieu de le dire

Dans le premier blogue de créativité j’ai discuté de la façon d’utiliser le remue-méninge sur un mot pour générer d’innombrables idées.

Dans le deuxième, nous avons construit un plan que j’appelle le squelette.

Dans le troisième, nous avons ajouté des couches sur notre squelette

Dans le quatrième, nous avons fait du ménage.

Dans le cinquième, nous avons paufiner le manuscript

Dans le sixième, j'ai expliqué comment je passe des l'idées au premier jet.

Dans celui-ci, j'examine les descriptions.


« Montrez-le au lieu de le dire » est le premier conseil que vous recevez lorsque vous étudiez l’écriture créative. Qu’est-ce que ça veut dire ? Dans cet atelier, j’espère donner un sens à cela. Quand je lis, je n’aime pas les descriptions prolongées ; j’ai tendance à les lire en diagonale même les détails techniques. J’adore les histoires criminelles et j’aime les enquêtes scientifiques, mais je vais lire en diagonale chaque description des procédures. D’accord, je suis une scientifique et je n’ai pas besoin de beaucoup de mots pour comprendre ce qui se produit durant la numérisation d’un corps ou l’extraction de l’ADN dans un échantillon. Mais pourquoi est-ce que je n’apprécie pas la surcharge d’informations ?


Image by bere von awstburg from Pixabay

Ne vous méprenez pas, j’aime plonger dans un texte classique et profiter de la beauté de la poésie prosaïque exquise dans laquelle chaque mot ajoute une touche de peinture à la toile. Mon ado étudie Orgueil et préjugé de Jane Austen et je souris quand elle se plaint que rien ne se passe dans l’histoire. Ma mère a lu L’amour au temps du choléra de Gabriel García Márquez et il lui a fallu une éternité pour le terminer parce que, comme mon ado, elle avait l’impression que rien ne se passait. Quand j’étais dans la vingtaine, j’ai lu le roman de Márquez et je l’ai adoré. Je ressens encore les émotions poétiques que ce texte a imprimées sur mon âme. Je n’ai pas lu Orgueil et préjugé (j’ai lu Hermann Hess et Marcel Proust pour ne nommer que deux classiques français), mais j’ai vu le film. En parlant de films, ils ont complètement changé la façon dont nous écrivons des romans.

Image by Mandy Fontana from Pixabay

Nous sommes continuellement bombardés d’images : nous voyons la goutte de sueur ruisseler sur le front du méchant alors qu’il fait face à son destin, et le souffle geler des chiens tirant le traîneau. La lecture est beaucoup plus lente, beaucoup plus immersive et, d’une certaine manière, beaucoup plus interactive. Parfois, nous voulons nous perdre dans les mots, parfois, nous voulons ressentir chaque sensation, chaque pensée, chaque émotion comme si nous étions le protagoniste.


Si nous voulons voir l’Himalaya, nous le cherchons sur Google ce qui créera une image parfaite dans notre tête. Mais n’avons-nous pas besoin de l’auteur pour décrire les nuances dorées de la roche, la profondeur violette de chaque ombre, les tourbillons aveuglants de la neige suspendue au-dessus des falaises, la ruée des nuages annonçant la tempête imminente ? En revanche, la vue et l’ouïe ne suffisent pas, nous devons l’expérimenter avec tous nos sens pour faire partie du livre.


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Avant les films, les livres étaient l’évasion, le moyen pour les gens de découvrir de nouveaux endroits, des endroits qu’ils n’avaient jamais vus auparavant. Dire à quoi ressemblait le paysage était important pour créer cette imagerie dans l’esprit du lecteur. Même dans la science-fiction et la fantasy où l’environnement est complètement étranger, les paysages sont rarement présentés dans une longue description ; le lecteur découvre le monde alors que les protagonistes interagissent avec lui. Les films sont également rapides, axés sur l’action. Ils attirent votre attention d’une scène à l’autre. Ils créent le sentiment immersif à travers une surstimulation de la vue et de l'ouïe.

Les livres vous donnent beaucoup plus. Vous faites l’expérience de tous les sens.
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Il y a des neurones dans notre cerveau qui sont appelés neurones miroirs. Ils sont utilisés lorsque nous apprenons de nouvelles habiletés motrices, mais aussi lorsque nous communiquons avec les autres (c’est-à-dire lorsque nous imitons ce que notre interlocuteur fait pour montrer notre lien avec eux). Ils sont également activés lorsque nous lisons. N’est-ce pas là la chose la plus extraordinaire ?


Lorsque vous lisez, vous ne fuyez pas devant le T rex. Votre cœur se débat probablement puisque vous sentez que vous êtes sur le point de devenir le dîner de dino. Votre cerveau échappe aux mâchoires de la mort et vous ressentez le même soulagement que les protagonistes. Les neurones miroirs jouent un rôle important dans ce processus.


Les actions valent mille mots


Image by valeska salgado from Pixabay

Quand j’écris, en particulier le premier jet, tout se déroule en actions (Atelier créatif 6). Le système moteur exécute toutes les commandes du cerveau. Comme je l’ai mentionné dans le sentiment et la perception (blogue), nous absorbons beaucoup plus d’informations que nous ne percevons consciemment, mais chaque détail enregistré par notre cerveau sera analysé pour produire une réponse.


Attardons-nous à vos réflexes. Le médecin tape votre genou, vous donnez un coup de pied. Les réflexes sont une réponse neuronale de base qui vous empêche de tomber lorsque vous trébuchez sur une pierre, qui vous permet de marcher sans y penser, qui protègent vos yeux des menaces qui s’approchent. Lorsque vous planifiez volontairement votre prochain mouvement, vos muscles se contractent avant que vous ne soyez conscient que vous avez pris la décision d’agir. La conscience est en quelque sorte le dernier processus de la cascade d’activité neuronale. C’est généralement ce qui interférera avec vos mouvements, soit pour les arrêter avant de faire quelque chose que vous pourriez regretter — par exemple gifler quelqu’un au visage, ou pour vous empêcher de produire la performance parfaite. Vous avez remarqué que je n’ai pas mentionné le langage comme la sortie ultime de votre cerveau simplement parce que la parole elle-même est produite par les muscles.


Qu’est-ce que cela a à voir avec l’écriture — en dehors du fait que j’utilise les muscles de mes doigts pour appuyer sur les lettres du clavier ? Au lieu de le dire, les actions montrent les descriptions.


Comment faire alors ?

Image by valeska salgado from Pixabay

Dans l’écriture immersive à la première personne, vous devez savoir ce que la conscience détecterait. Au milieu d’une bataille, votre protagoniste percevra consciemment ce qui est important, ce qui lui donnera la meilleure chance de survivre et de gagner. Lorsque vous écrivez à la troisième personne, vous pouvez donner plus de détails sensoriels, car vous ne savez pas lesquels atteindront la conscience de votre protagoniste. Cependant, vous devez vous rappeler que, à moins qu’ils n’aient des superpouvoirs, ils ne peuvent pas voir derrière leur dos ou entendre la discussion dans la prochaine chambre.


Lorsque vous écrivez, vous devenez le personnage qui expose le point de vue. Vous faites l’expérience de ce qu’il ressentirait dans la situation que vous décrivez. Vous essayez d’intégrer leur personnalité, leurs émotions et leur environnement dans les mots que vous utilisez et dans les actions qu’ils prennent. Plus facile à dire qu’à faire. Je suis d’accord. L’idée est d’enrichir la scène avec des expressions sensorielles et émotionnelles descriptives liées aux actions en cours. J’inclus dans le terme « action » tous les processus mentaux et les batailles internes. Chaque action que votre protagoniste prend, chaque individu, l’environnement et les accessoires avec lesquels ils interagissent sont décrits parce qu’ils ont une signification importante pour le personnage ou pour la progression de l’intrigue. Je suppose que c’est encore très vague. Au départ, rappelez-vous, vous écrivez tout (Atelier créatif 3). Lorsque vous corrigez, vous enlevez l’inutile (correction de l’arc narratif), puis vous travaillez sur le texte pour transmettre l’information d’une manière plus « littéraire » (correction de la langue).


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Avec le temps, vous apprendrez à trouver l’équilibre entre « montrer et dire ». Le premier submerge les lecteurs dans la scène, le second les transforme en témoins. N’oubliez pas que parfois, vous devez le dire aussi, surtout si vous avez besoin de déplacer la scène ou si l’information est importante, mais ce n’est pas la clé de la situation actuelle.




Regardons un exemple :

  1. Elle s’effondra dans la chaise rouge, étouffant un cri alors qu’elle évita de justesse un atterrissage sur le plancher de granite.

  2. Elle s’assit sur la chaise branlante et faillit tomber par terre.

Ces phrases disent la même chose. Lorsque vous les lisez, vous obtenez deux types d’engagements : actif et passif. Quand vous écrivez, le type de phrase dépend de ce que vous voulez transmettre, et quand cela se passe dans l’intrigue. La première option, active, donne plus d’informations sur votre personnage :

  • S’effondra : épuisée ? Démoralisée ?

  • Rouge : quelle est la signification de la couleur rouge ? Dans L’Enfant-Gardien 2, quand Améthyste visite le château de Magador, tout est rouge et elle commente le manque de variété. Plus tard, dans un autre palais, la couleur rouge l’entoure à nouveau et elle mentionne qu’elle commence à détester cette couleur (associée à de mauvais événements).

  • Étouffant un cri : garder les apparences ?

  • Éviter de justesse un atterrissage : suggère que son postérieur avait quitté la chaise avant d’y retourner.

  • Plancher de granite : cela aurait été un atterrissage douloureux.

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Certains de mes lecteurs ont commenté que mes descriptions étaient si détaillées, c’était comme s’ils étaient dans un film. D’une certaine manière, c’est exactement ce que je veux que mes lecteurs ressentent. J’ai été surprise par le qualificatif « détaillées » parce que, vous le devinez, je n’écris pas de longues descriptions. Cependant, mes personnages s’effondrent sur des chaises rouges, étouffent des cris et atterrissent presque sur des planchers de granite. Pourtant, parfois, ils s’assoient et regardent la foule de pèlerins dans leurs manteaux multicolores alors qu’ils entourent la fontaine de marbre rose pour profiter des embruns rafraîchissants.


J’espère que ces inspirations créatives vous plaisent. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter par courriel.

 

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Bonne semaine!

 

Show Don't Tell

In creative workshop 1, I discussed how to use brainstorming on a word to generate a wealth of ideas.

In creative workshop 2, we built a plan I call the skeleton.

In creative workshop 3, we added layers to our skeleton.

In creative workshop 4, we cleaned up the manuscript.

In creative workshop 5, we polished the manuscript.

In creative workshop 6, I explain how I go from ideas to first outline.

In this workshop, I tackle the tricky topic of descriptions.

"Show don’t tell" is the first advice you get when you study creative writing. What does it mean? In this workshop, I’m hoping to make sense of it myself. When I read, I don’t like lengthy descriptions; I tend to skip them even the technical ones. I love crime stories and I enjoy the scientific investigations, but I will read in diagonal every description of the procedures. Fair enough, I’m a scientist and I don’t need many words to understand what is being done when they’re running a scan on a body or extracting DNA from a sample. But why don’t I enjoy the overload of information?


Image by bere von awstburg from Pixabay

Don’t get me wrong, I love to dive into a classical text and enjoy the beauty of exquisite prosaic poetry in which every word adds a touch of paint to the canvas. My teenager is studying Jane Austen’s Pride and Prejudice and I smile when she complaints that nothing is happening in the story. My mother has read Love in the Time of Cholera by Gabriel García Márquez and it took her forever to finish it because, akin to my teenager, she felt as if nothing was happening. I read Márquez in my twenties and I adored the novel. I still feel the poetic emotions this text imprinted on my soul. I haven’t read Pride and Prejudice (I read Hermann Hess and Marcel Proust to name a couple of French classics), but I’ve seen the movie. Speaking of movies, they have changed completely the way we write novels.


Image by Mandy Fontana from Pixabay

We’re continuously bombarded with imagery: we see the drop of sweat trickling down the villain forehead as they face their doom; the frozen breath of the dogs pulling the sleigh. Reading is much slower, much more immersive and, in a way, much more interactive. Sometimes, we want to get lost in the words, sometimes, we want to feel every sensation, every thought, every emotion as if we’re the protagonist.


If we want to see the Himalayas, we google it and we’ll create a perfect picture in our head. However, don’t we need the author to describe the golden shades of ever rock, the purple depth of every shadow, the blinding swirls of the snow hanging over the cliffs, the rushing of clouds announcing the incoming storm? However, sight and sounds are not enough, we need to experience it with all our senses to become part of the book.


Image by Stefan Keller from Pixabay

Before movies, books were the escapism, the way for people to discover new places, places they had never seen before, telling what the landscape looked like was important to create that imagery in the reader’s mind. Even in science fiction and fantasy where settings are completely alien, landscapes are rarely presented in one long description; the reader discovers the world as the protagonists interact with it. Movies are also fast paced, action driven. They take your attention from one scene to the other. They create the immersive feeling through an overload of sight and sounds.

Books give you much more. You experience everything.
Image by martinez from Pixabay

There are neurons in our brains that are called mirror neurons. They’re used when we’re learning new motor skills, but also when we communicate with others (that is, when we imitate what our interlocutor is doing to show our connection with them). They’re also activated when we read.

How cool is that? When you’re reading, you’re not running away in front of the T-rex. Your heart might be racing, you feel you’re about to be dino’s dinner. Your brain is escaping the jaws of death and you’re feeling the same relief as the protagonists. The mirror neurons are playing a big part in this process.





Actions Speak a Thousand Words


Image by valeska salgado from Pixabay

When I write, especially the first outline, I’m all about actions (Creative Workshop 6). The motor system is the explicit output of your brain. As I mentioned in feeling and perceiving (blog), we absorbed much more information than we consciously perceive yet every detail recorded by our brain will be analysed to produce a response.


Let’s look at your reflexes. The doctor taps your knee, you kick. Reflexes are basic neuronal responses that keep you from falling when you trip on a stone, that allow you to walk without thinking about it, that protect your eyes from incoming threats. When you’re voluntarily planning your next move, your muscles contract before you’re aware that you have made the decision to act. Awareness is sort of the last process in the cascade of neuronal activity. This is usually what will interfere with your movements, either to stop them before you do something you might regret – for example slapping someone in the face, or to keep you from producing the perfect performance. You noticed that I haven’t mentioned speech as the ultimate output of your brain simply because speech itself is produced by muscles.


What does it have to do with writing – apart from using my finger muscles to tap the letters on the keyboard? Actions are all about the ‘show don’t tell’.


How do you do it?

Image by valeska salgado from Pixabay

In immersive first-person writing, you need to find out what the consciousness would detect. In the midst of a battle, your protagonist will consciously perceive what is prominent, what will give them the best chance to survive and win. When writing in the third person, you can give more sensory details as you might not know which ones will reach the consciousness of your protagonist. However you must remember that, unless they have superpowers, they can’t see behind their back or hear the discussion in the next house.


As you write, you become the point of view character. You experience what the situation would feel like. You try to incorporate their personality, their emotions and the surroundings in the words you use and in the actions they take. Easier said than done. I agree. The idea is to enrich the scene with descriptive sensory and emotional expressions linked to the ongoing actions. I include in the term ‘actions’ the mental processes and the internal battles. Every action your protagonist takes, every people, setting and props they encounter are described because they have a significant meaning for the character or for the progression of the plot. I guess it’s still very vague. Initially, remember, you write everything (Creative Workshop 3). When you edit, you will start weeding (e.g. story edit), then find ways to convey the information in a more ‘literary way’ (copy edit).


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With practice you will learn to strike the balance between showing and telling. The former submerges the readers in the scene, the latter turns them into witnesses. Remember that sometimes, you need to tell too, especially if you need to move the scene or if the information is important, but it isn’t key to the current situation.




Let’s look at an example:

  1. She slumped in the red chair, holding a yelp as her body nearly landed on the granite floor.

  2. She sat on the rickety chair and nearly fell on the floor.

They both say the same thing. When you read it, you get two types of engagement: active and passive. When you write, the sentence you will choose depends on what you want to convey and when it’s happening in the plot. The active first option gives more information about your character:

  • Slumped: exhausted? Discouraged?

  • Red: what is the significance of the colour red? In EG2, when Amethyste visits the castle of Magador, everything is red and she comments about the lack of variety. Later, in another palace, red colours surround her again and she mentions how she’s beginning to hate that colour (associated with bad events).

  • Holding a yelp: keeping up appearances?

  • Nearly landed: suggests she had taken off the chair before catching her balance again.

  • Granite floor: it would have been a painful landing.

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Avant les films, les livres étaient l’évasion, le moyen pour les gens de découvrir de nouveaux endroits, des endroits qu’ils n’avaient jamais vus auparavant. Dire à quoi ressemblait le paysage était important pour créer cette imagerie dans l’esprit du lecteur. Même dans la science-fiction et la fantasy où l’environnement est complètement étranger, les paysages sont rarement présentés dans une longue description ; le lecteur découvre le monde alors que les protagonistes interagissent avec lui. Les films sont également rapides, axés sur l’action. Ils attirent votre attention d’une scène à l’autre. Ils créent le sentiment immersif à travers une surcharge de la vue et de louïe'''. e. . . .


I hope you like these creative inspirations. If you have any questions, do not hesitate to contact me by email.

 

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